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Henry de ChevignéAge: 31 years18651897

Name
Henry de Chevigné
Given names
Henry
Surname
de Chevigné
Birth December 3, 1865 30 29

Source: Base Roglo
Death of a maternal grandmotherCaroline Marie “Léonide” de Léautaud-Donine
March 10, 1866 (Age 3 months)
Birth of a sisterYvonne de Chevigné
August 16, 1868 (Age 2 years)
Birth of a brotherGuy de Chevigné
August 26, 1872 (Age 6 years)
Source: Base Roglo
Death of a mother“Marie” Thérèse Eugénie Baudelet de Livois
April 3, 1873 (Age 7 years)
Death of a maternal grandfather“Ferdinand” Maximilien Joseph Baudelet de Livois
December 1, 1877 (Age 11 years)
Death of a paternal grandfatherArthur Marie Auguste François de Sales de Chevigné
June 2, 1879 (Age 13 years)

Death of a paternal grandmotherMarie Angélique Herminie de Poterat
March 2, 1893 (Age 27 years)

Death June 19, 1897 (Age 31 years)
Cause of death: Mort au champ d'honneur
Family with parents - View this family
father
mother
Marriage: November 29, 1864Paris, Île-de-France, FRA
-17 months
elder brother
2 years
himself
3 years
younger sister
Yvonne de Chevigné
Birth: August 16, 1868 33 32Saint-Étienne-de-Montluc, Loire-Atlantique, Pays de la Loire, FRA
Death: January 23, 1959Paris-18e 75118, Paris, Île-de-France, FRA
4 years
younger brother
Guy de Chevigné
Birth: August 26, 1872 37 36Tilloy-lès-Mofflaines, Pas-de-Calais, Nord-Pas-de-Calais, FRA
Death:

BirthBase Roglo
NoteBase Roglo
Note
Lieutenant de Spahis. Tué dans un combat avec les Touaregs près de Tombouctou en 1897.
Note
Élève de l'École Spéciale Militaire de Saint-Cyr, promotion 1884-1886. « En 1897, le lieutenant de Chevigné commandait, avec le lieutenant de Latour, un peloton de spahis au Soudan ; envoyé en avant de l’infanterie pour l’éclairer et la renseigner, il rencontre, près du village de Serrery, des flots de Touareg qui veulent l’envelopper. Avec son peloton, dit Baratier, Chevigné s’élance et crève la mêlée hurlante. Sa haute taille domine le combat ; il veut rejoindre son ami… Ce n’est plus un contre dix, c’est un contre vingt qu’il faut lutter… Culbutés, hachés, déchiquetés, les spahis s’effondrent écrasés sous le nombre. Une lance traverse de part en part Chevigné ; il chancelle. Un dernier effort ! Ses genoux étreignent la selle, mais ses yeux se troublent. Il pare, il frappe, immergé dans un chaos de forces bestiales au regard de haine, au rictus de démon, vision d’enfer au milieu de laquelle il va succomber. À sa voix le brigadier Amady-Bocar, qui ne l’a pas quitté, lui fait un rempart de son corps. Alors une troisième fois le cri « Chargez ! » retentit ; cri de désespoir, cri de mort. Ce sont les huit derniers spahis qui vont, avec le maréchal-des-logis de Libron, entourer leur officier. Pour sauver les débris de ses pelotons, Chevigné dompte la mort ; deux lances l’atteignent de nouveau dans les côtes et successivement un homme tombe, puis un autre ; trois sont blessés, de Libron, la tête fendue, est aveuglé par le sang. Ils ne sont plus que douze ! À bout de forces, Chevigné, soutenu par le brigadier Amady-Bocar, regarde vers le nord ; les Touareg qui, au début de la charge, exécutaient un mouvement tournant dans cette direction ont disparu, ils ont probablement rallié la masse des combattants pendant la mêlée. Du côté de Tombouctou, la route est libre et les tirailleurs, soutien de la reconnaissance, sont à moins d’une étape. Le salut est là pour ceux qui peuvent encore galoper et s’enfuir. C’est lui, le chef, qui entrave la marche ; pour lui les derniers braves se sacrifient : son devoir est de les sauver. Épuisé, il raffermit sa voix : « Maréchal-des-logis, je vous donne l’ordre de fuir. Je vais mourir, laissez-moi là. Vous tous, au galop ! » Le maréchal-des-logis fait un geste de dénégation : « Si j’étais capable de vous abandonner, ceux-là refuseraient » et il montre le spahi Baba Maréko, luttant pour relever et prendre en croupe un homme qui vient de tomber. Un coup de sabre hache l’épaule du spahi et met l’os à nu ; trois lances s’abattent sur lui, mais il ne lâche son camarade qu’au moment où ce dernier meurt, la poitrine traversée. Ils ne sont plus que onze ! Le lieutenant de Chevigné comprend que, lui vivant, pas un de ses héros ne le quittera. « Maréchal-des-logis, lorsque je serai mort, vous fuirez ; c’est un ordre. » Et, sans attendre la réponse, rassemblant ce qui lui reste de vie pour mourir, il saisit son révolver et se tire à la tempe. Un cri de douleur des siens, un hurlement de triomphe des Touareg… Puis il n’entend plus rien… Un grand silence plane sur lui… Il reconnait le silence de la veille, le même calme le pénètre, les mêmes pensées reviennent : sa mère, la France… Comme la veille il sent que dans le silence son âme se dégage… Ses lèvres s’entrouvent en un sourire… Le jour qui s’est levé était bien un jour de gloire. »